Des bases solides posées en 2025, un avenir prometteur pour 2026
- Aurélien Gard
- 6 janv.
- 5 min de lecture
La fin d’une étape, le saut dans le grand bain
Voilà maintenant plus de quatre mois que le projet Naviguer en Solidaire a concrètement débuté. Après plus de quatre ans de réflexion, de doutes et de joies, de moments d’enthousiasme et de désillusion, de préparation sportive, mentale et administrative, voici venu le temps d’un premier bilan.
Je vous laissais en octobre dernier avec l’annonce de la soirée de lancement et un avant-goût des actions sociales menées avec les jeunes. Enfin… voilà venu le moment de passer du « je » au « nous », car ça y est : ce n’est plus seul que je porte le projet Naviguer en Solidaire.

Un premier bloc de 4 mois d’ateliers avec les jeunes
Depuis septembre, ce sont près de 200 heures d’ateliers qui ont été proposées aux jeunes, à raison de 2 à 4 ateliers par semaine. Découverte du projet, SailGP, ateliers météo, suivi de course et cartographie, conception de la décoration du Mini 6.50 et du logo du projet, et bien sûr découverte de la navigation… Les thématiques ont été variées, les échanges riches — nous n’avons en tout cas pas chômé !
Les jeunes des trois institutions sociales partenaires ont eu l’occasion de découvrir et de s’approprier le projet, chacun·e à leur façon. Près d’une trentaine de jeunes ont ainsi découvert Naviguer en Solidaire, dont une quinzaine s’y est concrètement impliquée.
Iels ont pu vivre une aventure collective unique, stimulante et modulable selon leurs envies. Une expérience que nous souhaitons formatrice, leur permettant d’explorer, de reprendre confiance en elleux et dans le fonctionnement collectif.
La soirée de lancement, un moment fort en émotions
Le 4 décembre dernier, c’est au sein de la magnifique Maison Antenna, qui héberge le programme EcoBoost, qu’une cinquantaine de personnes se sont réunies pour découvrir les coulisses du projet.
En plus de mes prises de parole retraçant l’histoire du projet et présentant le programme de l’année à venir, trois jeunes ont pris la parole pour raconter ce qu’iels vivent de l’intérieur. Témoignages, présentation du projet Bol d’Or, du logo, de la décoration et bien sûr de toute la symbolique qui s’y cache… Ce moment fut intense en émotions, autant pour moi et les jeunes que pour le public présent, visiblement touché par ce projet unique en son genre.
Faire le pont entre la course au large et l’engagement social auprès des jeunes était un pari osé. Il semble aujourd’hui que nous soyons sur la bonne voie pour parler de réussite.
Je tiens ici à remercier chaleureusement toutes les personnes présentes pour leur bienveillance et leurs retours plus qu’élogieux.
Merci à EcoBoost pour l’accueil, à l’ensemble des partenaires qui rendent ce projet possible, et bien évidemment un immense merci aux jeunes, pour leur confiance et leur investissement.
Annonce des partenaires techniques et soutiens du projet
Un projet comme Naviguer en Solidaire ne se construit jamais seul. Derrière chaque navigation, chaque atelier, chaque étape franchie, il y a des personnes, des structures et des savoir-faire qui rendent l’aventure possible, sur l’eau comme à terre.
Une série de publications sur les réseaux sociaux viendra préciser l’engagement de chaque partenaire au sein du projet.
Nous vous invitons à suivre Naviguer en Solidaire sur les différentes plateformes pour en découvrir les coulisses.
Un logo symbolique et une décoration pleine de sens
La soirée de lancement a été l’occasion de dévoiler le fruit de trois mois de travail artistique menés avec les jeunes, sous la supervision de l’artiste genevois Sueno.
À raison d’une à deux séances par semaine, nous avons fait travailler nos cerveaux, notre imagination et nos coups de crayon pour donner forme à cette identité visuelle dont nous sommes très fier·e·s.
Le logo
Naviguer en Solidaire se veut un pont entre la course au large et l’engagement social auprès des jeunes. C’est donc un voilier, dont la coque est formée par deux mains qui se serrent, qui incarne ce lien entre « naviguer » et « solidaire ».
Les mots d’une jeune :
On a choisi de mettre en avant cette image parce qu’elle a un vrai sens pour nous tous. Garder le voilier était symbolique, car c’est vraiment le cœur du projet. Le voilier, c’est ce qui nous relie tous. La poignée de main en dessous symbolise la solidarité : dans ce projet, personne n’avance seul. On apprend, on se soutient, et chacun peut trouver sa place, peu importe son parcours.
La décoration du Mini 6.50
C’était le gros chantier de ce premier bloc d’ateliers : permettre aux jeunes de s’exprimer à travers la future décoration du Mini 6.50 n°1028. Le résultat est bluffant. Au-delà de la beauté et de l’élégance naturelle du design, la symbolique lui donne une dimension supplémentaire.
Les mots d’un jeune pour expliquer ces choix :
Le kintsugi, art japonais consistant à réparer une céramique brisée avec de l’or : non pour cacher les fissures, mais pour les mettre en valeur. (L’objet devient alors unique, plus fort, plus précieux.)
Les carpes koi, qui remontent les rivières à contre-courant, symbolisent le courage et la persévérance. La légende dit qu’une carpe atteignant la source devient dragon.
La tempête, représentant les périodes chaotiques de la vie, le stress, l’agitation… mais aussi le fait qu’une tempête ne dure jamais éternellement.
Enfin, le ciel et l’étoile polaire, utilisés par les marins depuis des siècles pour garder un cap, ne pas se perdre et continuer leur route malgré l’immensité.
Le lien avec nous est évident : nous pouvons nous retrouver dans un océan incertain, avec besoin de repères pour ne pas dériver — une rencontre, un soutien, un projet, une main tendue.
Ce repère, c’est parfois ce qu’on appelle notre bonne étoile.
Cap sur 2026
L’année 2025 a posé les bases du projet. Il est désormais temps d’entrer dans la première année complète de réalisation, avec l’arrivée de l’aspect compétitif sur le circuit Mini 6.50.
Je partirai récupérer le 1028 à Lorient le 7 janvier.
S’ensuivra un mois de préparation intense : chantier, pose de la décoration, préparation du matériel et organisation du transport. Premier objectif : mise à l’eau à Barcelone mi-février.
Je partirai ensuite pour ma qualification hors course de 1000 milles nautiques (environ 1800 km), qui me mènera jusqu’à Livourne, en Italie. Puis, 3 à 4 courses m’attendent sur le circuit méditerranéen, dont au moins une en solitaire.
En parallèle, les jeunes continueront à naviguer grâce au partenariat avec Les Corsaires. Des ateliers en visio, autour des thématiques qui les intéressent, seront également organisés afin de leur permettre de s’approprier l’aspect compétitif du projet.
Mon retour est prévu mi-mai, afin de préparer le grand objectif de navigation pour les jeunes : la participation au mythique Bol d’Or.
Je reprendrai ensuite la route de l’eau salée pour participer à ma première course sur le circuit atlantique : la SAS – Les Sables, les Açores, les Sables. Une première expérience de grand large en solitaire, sur une course en deux étapes de plus de 1300 milles chacune.
En août, je transporterai le 1028 par la route pour le ramener sur le lac. Une opération rare, mais qui permettra aux jeunes de voir le fruit de leur travail de leurs propres yeux, dans son élément, notamment lors de la Translémanique en solitaire, à laquelle je participerai sous les couleurs du projet.
Après un retour du bateau à Lorient, son port d’attache, un nouveau gros bloc d’ateliers sera mis en place. Il permettra à de nouveaux jeunes de rejoindre le projet, tout en offrant aux participant·e·s actuel·le·s la possibilité de poursuivre leur engagement.
Bref, une année intense, au planning dense, qui réservera à coup sûr son lot de surprises et de moments forts.

Merci pour votre lecture, vos messages, vos relais, votre énergie.
Malgré les navigations en solitaire, ce projet n’est pas individuel — il est collectif et engagé.
🎯 Une partie des fonds est trouvée. Mais le budget total pour la période 2026–2029 n’est pas encore bouclé. Si vous souhaitez contribuer, ou connaissez des personnes/entreprises sensibles à cette démarche innovante et solidaire, je serai ravi d’en discuter !














































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